26. mar, 2018

Enchevêtrement quotidien: cette société.

Je développe la perception de pressions externes de plus en plus fortes qui tendent à me modifier. Mes goûts, mes rythmes, mes perceptions, mes relations avec les semblables, les animaux, l'achat, les odeurs, les bruits, les femmes, les enfants, j'ai du mal à les reconnaître, je lutte pour aimer ce que j'ai toujours aimé et dont j'ai toujours joui, je lutte de plus en plus pour aimer mes êtres chers, je lutte pour me vivre. Je ressens un système social qui soumet les gens à des conditions qui les rendent malheureux, et qu'au lieu de combattre ces conditions, cette société choisit de les nourrir et d'en tirer profit. Un état de peur et de mécontentement industrialisés et pérennes est maintenu. Mal à l'aise comme une tempête. Pour le stabiliser, il associe des systèmes d'évasion tels que l'alcool, la drogue, le consumérisme, la pornographie, les machines à sous, les sports stupides, l'exode confus aux vacances, les fausses sensations d'égalité qui imposent des comportements prévisibles et exploitables. Cette société veut me changer à l'intérieur, afin que je puisse tolérer ces conditions de vie. Il veut me changer avant qu'il ne devienne fou, avant que cela ne devienne un coût social, avant qu'il ne devienne un danger pour sa stabilité.