12. set, 2017

Vivre pour vivre bien, un voyage tortueux.

Vivre signifie tout d'abord être vivant. Il prend plein sens quand il s'agit de vivre pour survivre. Survivre est synonyme de <sottovivere>. Il est essentiel de se priver des joies que la vie peut apporter, de répondre aux besoins primaires, alimentaires et élémentaires de la difficulté, ne pas pouvoir développer des aspirations individuelles comme la majorité des autres, ne pas pouvoir exprimer ses propres potentialités, qualités, attitudes. À tout moment, certaines personnes ont été condamnées à se subvertir, et nos nouvelles semblent avoir une situation pire qu'auparavant. Dans chaque période historique, la majorité des individus ont alterné des conditions de vie typiques à celles de l'outsider. Vivre bien a subi un processus d'adaptation, on pourrait dire que le sens a été «dégradé» du simple réconfort matériel, sous l'impulsion des facilités techniques produites par la civilisation. Du bien-être qui résultait de la réalisation complète de celui-ci, de l'amour, de la satisfaction personnelle, du bien-être des chaises de détente, des contrôles à distance, des vacances polynésiennes, du week-end sur les montagnes et surtout des possibilités de dépenser de l'argent.